Quand le TENNIS se met au service de l’école !


Huit terrains de mini-tennis sont installés sur les terrains un et deux du Centre récréatif de Repentigny, et ce, en plein jour, ce qui est rarissime. Les élèves se concentrent pour appliquer avec rigueur les directives du coach de l’Académie Momentum, Stéphane Conquet. Arnaud Jousselin, une des têtes d’affiche chez les entraîneurs canadiens, est aussi présent sur les courts. Sommes-nous en train d’assister à une nouvelle relève ? Nouvelle relève, pas vraiment, mais quand le tennis se met au service de l’école, on a droit à des résultats intéressants. On vous raconte cette belle histoire.

Ce projet-pilote qui est présenté en collaboration avec l’école primaire Pie XII de Repentigny est emballant. Pendant dix semaines, à raison de deux heures par semaine, des jeunes qui étudient au troisième cycle du primaire et présentant certains troubles d’apprentissage s’adonnent au tennis. Et les résultats sont probants.

Pour croire à ce genre de programme, ça prend aussi des enseignantes allumées et motivées. On peut dire sans peur de se tromper que Maryse Dubois et Anik Chartrand font partie de ce type de personnes. Ça fait maintenant quatre ans que le programme existe et, bon an mal an, les résultats se font sentir dans les classes.

« Cette année, c’est encore plus flagrant, les jeunes apprennent beaucoup de trucs ici et c’est facile d’appliquer, par la suite, les techniques tennistiques dans les salles de classe. À priori, ça semble simple, mais pour ces jeunes, il s’agit de victoires au quotidien. Pour nous, en classe, ça devient un outil très intéressant, car on revient sur les apprentissages acquis, ici sur les terrains de tennis, pour nous aider en classe », ajoutent les deux enseignantes.

Des objectifs spécifiques

L’apprentissage du tennis permet aux jeunes d’améliorer leur concentration, le contrôle d’eux-mêmes et aussi leur anticipation. Avec cette base, il en résulte des résultats intéressants en classe. Les enseignantes ont même noté une amélioration de la calligraphie chez certains élèves grâce au travail musculaire avec l’avant-bras au tennis.

Un autre aspect intéressant, à ne pas négliger, c’est le travail de collaboration entre les jeunes. Il faut les voir écouter les consignes de l’entraîneur Conquet en position d’écoute et de les mettre en pratique. Il faut voir aussi la patience de cet entraîneur, qui soit dit en passant, a été parmi les 800 meilleurs joueurs sur le circuit professionnel de l’ATP ; il aurait dû arriver avant, lui…

Bref, un autre point qui est fascinant c’est le plaisir que les jeunes ont à s’entraîner pendant les deux heures. Comme le faisait remarquer Arnaud Jousselin, deux heures de tennis c’est beaucoup. « Ça demande beaucoup de concentration et une implication totale, c’est vraiment un beau programme pour ces jeunes », explique-t-il.